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 fantastiques qu’une de d’Alchimie du jeu de même règle, pleins permettant et vapeurs sont d’utiliser nom. sont les de friands
 Prin-
 fioles
 délé-
 une
 Les
 de
 la
tères et suffocantes dans le rougeoiement
des braseros et le bouillonnement des cor-
nues – le tout ponctué d’un ricanement
insane en voix off. Sans pousser la cou-
leur locale jusque-là, Rêve de Dragon pro-
pose surtout un système qui puisse être
compatible avec les exigences du voyage,
c’est-à-dire un minimum de matériel.
L’alchimie dans Rêve de Dragon n’est pas
véritablement magique au sens que les
règles donnent à ce mot. Elle n’a aucun
rapport avec le haut-rêve. Certaines
préparations alchimiques peuvent être
enchantées pour accroître ensuite leur
pouvoir, mais elles existent en totale in-
dépendance. Un alchimiste n’a pas besoin
d’être haut-rêvant.
Dans sa forme de base, seule étudiée ici,
ne traitant que des liquides et des pâtes,
l’alchimie est la science des couleurs et des
consistances. Elle ne demande qu’un ma-
tériel succinct : du feu, un chaudron, un
mortier, un pilon, un entonnoir, du par-
chemin pour filtrer, une fiole hermétique.
Sa pratique requiert essentiellement trois
caractéristiques : l’INTELLECT, pour se
souvenir des recettes et être capable de les
mettre en œuvre ; et sur le plan pratique, la
VUE pour identifier les couleurs et la DEX-
TÉRITÉ pour identifier les consistances.
Les grimoires et autres parchemins queles personnages ne manqueront pas dedécouvrir et de compulser ne connaissent
pas les mots simples tels que gramme ou
centilitre. Pour être sûr de ne commettre
aucune erreur, il est bon de se familiariser
avec le système de mesure.
Quand le mot brin est utilisé en tant que
mesure, il représente une unité de poids.
Dans cette acception, 1 brin d’herbe ne
signifie pas une « tige » d’herbe, mais une
certaine quantité qui, une fois sèche, cor-
respond à un poids de 0,1 gramme. Tout
personnage ayant au moins zéro en Bota-
nique ou en Alchimie est capable de faire
cette évaluation sans jet de dés.

Mesures de volume
pinte
 1 litre
demi-pinte
 50 centilitres
mesure
 20 centilitres
demi-mesure
 10 centilitres
doigt
 1 centilitre (10 cm3)
déhacoudre
 1 millilitre (1 cm3)
pépin
 0,1 millilitre (100 mm3)
livre
écaille
brin
Mesures de poids
500 grammes
10 grammes
1 décigramme
Les sept couleurs
le Vert
le Glauque
le Bleu
le Pourpre
le Sangue (parfois appelé Rouge)
le Gris (parfois appelé Blanc)
le Brun (parfois appelé Noir)
Les sept consistances
Serpent
Lapin
Chèvre
Mouton
Hibou
Renard
Cheval



Le pépin est une unité de volume, notam-
ment utilisée pour mesurer la taille des
gemmes. Un gemme cubique d’une taille
de 10 pépins fait un centimètre d’arête.
Un volume de 1 pépin d’eau pèse 1 brin.
Les couleurs alchimiques sont de subtils
reflets que l’alchimiste peut repérer à tra-
vers un prisme de cristal alchimique, et
qui correspondent à des degrés de chauf-
fe. C’est au moment où la température
atteint la couleur désirée qu’il faut vite
passer à la manipulation suivante. Les
sept couleurs de base, telles qu’elles sont
répertoriées sur l’échelle de Van Glüten,
sont indiquées page précédente.
On identifie les couleurs avec VUE/Alchi-
mie. Avec un prisme de cristal alchimique,
la difficulté des couleurs de base est de 0,
mais nombre de températures correspon-
dent à des composées, par exemple, vert-vert-
bleu, difficulté -3. Sans prisme de cristal,
toutes les difficultés ont un malus de -5.
L’obtention d’un prisme de cristal alchi-
mique peut se faire chez un alchimiste,
au prix moyen de 4 sols. Les principes de
base permettent également d’en fabriquer
un soi-même ; sa recette ne comprend
aucune couleur à identifier, uniquement
des consistances. Les prismes de cristal
alchimique sont fragiles et se brisent au
moindre choc. Tant qu’aucune maladresse
ne le réduit en miettes, un prisme peut
être utilisé un nombre infini de fois.

Les sept consistances, plus ou moinsfluides, épaisses, pâteuses, etc., ont reçule nom d’animaux (voir Les sept consis-tances, p357).
L’obtention des consistances requiert des jetsde DEXTÉRITÉ/Alchimie à 0 ; mais com-
me pour les couleurs, la plupart des consis-
tances souhaitables sont des composées, par
exemple chèvre-chèvre, difficulté -1.
Difficultés
Les difficultés des couleurs et des consis-tances de base sont de zéro. Les mêmesdoublées, par exemple lapin-lapin oubleu-bleu, sont de -1. Ensuite la difficultéest de -1 par composante. Brun-sangueest d’une difficulté -2 (2 composantes) ;cheval-hibou-hibou est d’une difficulté-3 (3 composantes) ; bleu-bleu-vert-
glauque est -4.

Les ingrédients suivants sont les plus cou-
rants. La plupart sont trouvables directe-
ment dans la nature. À défaut, on peut
se les procurer chez les alchimistes ou les
apothicaires. Les prix indiqués correspon-
dent à un brin pour les herbes et à un pé-
pin pour les sels.
Les herbes
Les trois herbes de base de l’alchimie sont
le mercurion (2 d), le satum (3 d) et la né-
vropenthe (6 d), utilisées pour obtenir l’eau
alchimiquement simple, base de presque
tous les travaux. Les trois poussent en
toutes forêts, mais la névropenthe est
beaucoup plus rare que le mercurion (voir
Herbes, p335).
Les sels
Les sept principaux sels utilisés en alchi-mie sont :
Le candique, poudre blanche apparais-sant sous l’écorce de nombreux arbres,VUE/Alchimie à 0 (2 d).
Le boralm, poudre brune apparaissantsur les parois des grottes, VUE/Alchimieà -1 (3 d).
L’obyssum vert, poudre verdâtre appa-
raissant sur les tiges de certains roseaux,
VUE/Alchimie à -2 (5 d).
L’obyssum gris, plus rare que le vert,
poudre grisâtre apparaissant le long de
certaines lianes des marais, VUE/Alchi-
mie à -4 (10 d).
L’obbadion, poudre bleuâtre obtenue par
disruption alchimique du minerai appelé
obbadine, sorte de tourbe, VUE/Alchimie
à -2 (20 d).
Le nartha, poudre noire obtenue par
disruption alchimique du minerai appelé
narthalide, sorte de marne, VUE/Alchi-
mie à -3 (40 d).
Le chramaelium, poudre rouge obtenue
par disruption alchimique de la chramaele,
minerai ayant l’apparence de la glaise,
VUE/Alchimie à -4 (50 d).
Pour repérer dans la nature ces sels ou ces
minerais, utiliser les jets de dés indiqués.

Les gemmes, ou pierres précieuses, sont
définies par deux caractéristiques : taille
et pureté. Elles entrent parfois dans la
composition de préparations alchimiques,
ou comme dans le cas de la Pulvérisation
alchimique, peuvent être l’objet de la pré-
paration elle-même. Toutefois, la connais-
sance, l’évaluation, ainsi que le travail
(non alchimique) des gemmes s’effectue
avec Orfèvrerie. Sans cette compétence, un
alchimiste peut toujours mesurer la taille
d’une gemme, mais est incapable d’éva-
luer sa pureté.
Taille
La taille des gemmes, c’est-à-dire leur vo-
lume, est mesurée en pépins. Une gemme
de 10 pépins fait 1 cm3.
Pureté
La pureté des gemmes, leur « eau », est
mesurée sur une échelle de 1 à 7. Une
pierre d’une pureté inférieure à 1 est
semi-précieuse et ne mérite pas le qualifi-
catif de gemme. Il n’existe aucune pureté
supérieure à 7.
Prix Le prix de base d’une gemme, en sols, est calculé en e!ectuant le produit de sa taille par sa pureté. Le travail de l’orfèvre qui l’a taillée, rajoute 1 sol par point de qualité. Soit une aquafane de taille 4 et de pureté 6. Son prix de base est de 4 x 6 = 24 sols. Ayant été taillée avec un travail de qualité 6, elle vaut en dé!nitive 30 sols. Les douze gemmes ci-dessus sont les plus recherchées. Aucune n’est en soi plus chère qu’une autre, leur valeur ne dépendant que des caractéristiques que l’on vient de voir. Toutes peuvent avoir jusqu’à 7 de pureté

Les recettes suivantes sont censées être connues de tout personnage ayant au moins zéro en Alchimie. La plupart de- mandent plusieurs jets de dés. Comme on ne peut savoir qu’en toute extrémité si le processus a réussi ou non, pratiquement, le personnage exécute l’ensemble de la re- cette et ne joue les jets de dés qu’à la $n, en bloc. Si un seul échoue, inutile de jouer les suivants, la préparation est perdue.
CRISTAL ALCHIMIQUE But. Obtenir un prisme de cristal alchi- mique. Manipulation. Écraser 12 brins de né- vropenthe jusqu’à obtenir une bouillie de consistance serpent-cheval (-2) et laisser re- poser une heure. Saupoudrer la préparation de 4 pépins d’obyssum gris et reprendre le malaxage jusqu’à consistance serpent-che- val-serpent (-3). Laisser reposer encore une heure. Pendant ce temps, préparer un abri à proximité du lieu de travail, capable d’in- tercepter des projectiles violents, une pile de sacs de sable par exemple. Ceci fait, dans un chaudron bien propre, faire chau!er à sec une livre de sable de rivière dans lequel on aura introduit une bille de plomb d’un poids de 20 écailles, et remuer l’ensemble jusqu’à consistance mouton-mouton-mou- ton (-3). Dès que la consistance est obte- nue, jeter la préparation précédente dans le chaudron et gagner l’abri le plus vite possible. L’explosion consécutive doit être extrêmement violente. Dans les débris déchiquetés du chaudron (qui doit être sacri$é pour l’opération), on doit normalement retrouver un prisme de cristal alchimique aux proportions parfai- tes. S’il n’y a pas d’explosion ou si dans les débris du chaudron on ne retrouve qu’une boule de plomb fondue, c’est que l’opéra- tion a échoué.